dimanche 26 mai 2013

La Dette, Mike Nicol


"Ce que tu fais, chéri, ce n'est pas seulement de transformer des produits chimiques en argent. Ce que tu fais, c'est de créer un courant. Le liquide se transforme en armes. Les armes se transforment en dollars. Comme j'ai dit, beaucoup de gens s'abreuvent à ce courant. Essentiellement des gens qui ne boivent pas dans du cristal taillé. Ce que je dis, c'est que si tu ne crées pas ce courant, tu es celui qui se fait balancer en premier."

Mace et Pylon paraissent mener une vie pépère avec leur entreprise de garde rapprochée. Ils accompagnent et escortent de riches étrangers venus faire du tourisme médical en Afrique du Sud. De jolies femmes aimantes, des enfants adorables, des maisons de rêve. Bref des gars rangés, en apparence.

En apparence seulement, car ils ont fait des choses pas jolies jolies les compères, dans leur prime jeunesse, à l'heure où ils trafiquaient des armes dans toute l'Afrique. Et, même si le temps est loin où ils jouaient les mercenaires, une chose est sûre, il n'est pas si facile de se défaire d'une dette d'honneur contractée quinze ans auparavant. D'autant que la dette n'est pas forcément celle que l'on croit ...

Les voilà embarqués bien malgré eux dans une affaire plutôt louche qui prend rapidement un tour inquiétant au fur et à mesure de sa ramification cmplexe. La course-porusuite, menée tambour battant à un rythme effréné, met sur leur route des fantômes du passéet des femmes de fer - Isabella Rossellini, puissante (ex ?) trafiquante, ancienne maîtresse de Mace ; ou encore la beauté toxique Sheemina February "le genre de fille qui arrache les ailes des mouches"), redoutable avocate des pires pourris du coin.

Un roman très noir aussi violent que l'est la société sud-africaine contemporaine, syncopée, bigarrée, insupportablement inégalitaire, mondialisée, séduisante et effrayante. Chouette lecture !

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